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Nuisances sonores : être efficace et silencieux au bureau

LES 10 COMMANDEMENTS DU STARTUPPER 7 –

Silencieux et efficace, tu seras.

Au quotidien, nos oreilles sont malmenées : marteaux piqueurs de chantiers, grosses machines bien (mal) huilées des entreprises industrielles, ou encore tintamarre émotif et permanent de l’open space… Nous souffrons tous plus où moins des nuisances sonores qui accompagnent nos journées de travail. En quelques mots, voici un point sur les risques et aléas de nos cacophonies laborieuses. Risques au sujet desquels tout startupper bien intentionné doit être conscient !

QUELQUES REPÈRES SUR LES NUISANCES SONORES AU TRAVAIL

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Pour bien comprendre de quoi l’on parle ici, il est nécessaire de se donner des repères. C’est au-delà de 50 décibels (dB) de sons perçus par l’oreille humaine que les bruits commencent à gêner notre bien-être.

  • 50 dB : c’est l’équivalent d’une conversation à voix normale.

Au-delà, le bruit devient gênant :

  • 60 dB : c’est le bruit d’un open space actif.
  • 70 dB : correspond au bruit ambiant de grands magasins ou de cantines.

À ce stade, une exposition marquée ne comporte pas de risque auditif à proprement parler. Mais elle induit une fatigue qui peut être importante et comporte des risques psychologiques et une altération de la capacité de travail.

On atteint les seuils de nocivité à partir de :

  • 80 dB : c’est le seuil de nocivité pour une exposition de 8h/j. C’est typiquement, le bruit de fond appuyé d’un restaurant bruyant ou le vacarme subit lorsqu’on se retrouve au beau milieu d’un trafic routier dense.
  • 85 dB : c’est le seuil qui exige que l’on enclenche une surveillance médicale renforcée.
  • 87 dB : c’est le seuil de danger.

Pour repère, une tondeuse ou une tronçonneuse atteignent 90 dB perçus. Ici, on parle d’inconfort et de risque d’altération des capacités auditives dans les cas d’expositions prolongées.

Les risques physiques sérieux apparaissent au-delà de 100 dB : c’est le bruit d’un marteau piqueur par exemple. Un concert de “rock” atteint facilement les 110 dB. À partir de 120 dB  on atteint le seuil de la douleur (le bruit d’un coup de feu). Dépassé ce seuil, il y a danger et perte irréversible d’audition.

BRUIT & TRAVAIL : le mauvais ménage

Une enquête Ifop/JNA (Journée nationale de l’audition) menée en octobre 2016 estime que 6 millions de français en activité professionnelle perdraient plus de 30 minutes de travail par jour malgré eux. En cause ? Le bruit et les nuisances sonores. Cela représenterait une perte de productivité équivalent à 23 milliards d’euros par an.

Bruit au travail : les risques physiques

En dessous de 80 dB, une exposition récurrente et prolongée aux bruits induit différents types de troubles physiques :  fatigue, troubles de sommeil, troubles cardio-vasculaires, hypertension, augmentation du rythme cardiaque et respiratoire.
Au dessus de 80 dB, des bourdonnements et sifflements d’oreille peuvent apparaître. Dès l’apparition de ces signes, il faut impérativement aller consulter son médecin.

Bruit au travail : les risques psychologiques et comportementaux

Dès que l’on dépasse 55 dB, notre corps supporte mal le bruit. Celui-ci favorise stress et anxiété. Il baisse de façon sensible l’attention et la capacité de concentration. Le bruit perturbe la communication et détourne l’attention. Il a un effet “masque” sur les signaux d’alerte et peut ainsi être la cause d’accidents du travail.  

Selon l’ADEME, le bruit est responsable de 11% des accidents du travail et de 15% des journées de travail perdues.

Le bruit au travail peut également être la cause d’une gêne sociale et peut être la raison de certains comportements décalés : isolement, irritabilité dans les cadres professionnels mais aussi parfois familiaux.

L’OPEN SPACE : un lieu de nuisances bien particulier

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Lors d’une enquête Ipsos réalisée entre novembre et décembre 2007 dans le cadre de la journée nationale de l’audition du 13 mars 2008, il a été constaté qu’un actif français sur deux se déclarait gêné par le bruit au travail :

  • 17% très fréquemment,
  • 14% souvent,
  • 20% parfois.

Contrairement aux idées reçues, le tertiaire était alors concerné. 53 % des interrogés exerçant dans le secteur des services se disent fréquemment ou souvent gênés (voix, téléphone…)

À l’origine, l’open space moderne (tel qu’on le connaît maintenant) a été conçu dans les années 1990 pour :

  • faciliter la communication,
  • favoriser la circulation d’idées,
  • répondre aux besoins de gestion d’équipes de projet.

Malgré cela, l’open space comporte pas mal d’inconvénients. Outre le manque d’intimité ou l’impression d’être surveillé, le bruit est le problème le plus soulevé ces dernières années. En 2013, le baromètre Actinéo sur la qualité de vie au bureau montrait une chute importante de la satisfaction des employés travaillant en open space, le bruit étant la cause la plus invoquée.

La majorité du temps, le problème est amplifié par l’absence de mise en place de mesures acoustiques spécifiques à ces espaces : manque d’éléments absorbants, de plafonds phoniques, mobilier non réfléchissant…

LES SOLUTIONS POUR SE COUPER DES NUISANCES ET DU BRUIT AU TRAVAIL

S’isoler pour se couper du bruit dans son espace de travail

Les nouvelles générations au travail n’hésitent pas à s’isoler quand elles en ressentent le besoin. On n’est plus attaché à son espace de travail comme avant.

Ainsi certains réflexes de survie face au bruit s’imposent lorsque l’on pâtit du boucan produit par ses collègues. En voici quelques-uns, qu’il faut ériger en règle d’or.

  • Isole-toi, change de pièce !
  • Utilise Boules Quies et casque anti-bruit.
  • Utilise les salles de réunions : elles sont faites pour favoriser la concentration.
  • Utilise des cabines acoustiques, le nouveau mobilier indispensable des open-spaces modernes.

Si tu as besoin de conseils pour faire la transition entre bureau fermé et espace de coworking, n’hésite pas à lire notre article dédié au sujet : Du bureau fermé au coworking : attention à la mutation !

Écouter de la musique : oui, mais dans de bonnes conditions

Écouter de la musique peut aider à s’isoler et se concentrer. Chez les sportifs, il est d’ailleurs reconnu depuis fort longtemps que la musique améliore les performances physiques. C’est pour cela que certains organisateurs de courses en interdisent l’écoute lors des épreuves.

De plus, la musique “adoucit les moeurs” et fait également baisser le stress. Que de bonnes choses !

Cependant, il s’agit ici de l’écouter dans de bonnes conditions : ne pas l’écouter trop fort et trop longtemps. Des médecins américains suggèrent d’appliquer la règle des 60/30. C’est-à-dire limiter le niveau sonore à 60% de son maximum et utiliser des écouteurs intra-auriculaires moins de 30 minutes par jour. Le mieux, si l’on veut allonger la durée d’écoute, étant d’opter pour un casque léger.

Enfin, la solution ultime pour recharger ses batteries :  une petite retraite auditive dans le désert où on ne perçoit pas plus de 10 dB ! Paix et silence. 

desert, isolement

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