C’est encore plus flagrant aujourd’hui : on ne travaille plus de la même manière qu’il y a 50 ans. Que ce soit dans l’agencement de notre espace de travail, les tâches réalisées, les technologies utilisées…
La digitalisation des procédés et l’avènement des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) ont progressivement poussé la productivité et les modes de fonctionnement des entreprises à changer.

Le coworking, incitation à la productivité

Par exemple, l’accent est aujourd’hui de plus en plus mis sur le travail en équipe et le collaboratif. Ceci prouve bel et bien que les habitudes ont changé, on passe ainsi du “self-made man” à l’entrepreneur qui s’appuie sur des piliers de son organisation. Puisqu’une plus grande confiance est placée dans les compétences de chacun, et qu’il y a meilleure répartition des tâches, le travail est devenu plus participatif et les individus plus motivés. En conséquence, si on observe bien aujourd’hui, nous sommes dans une période où il n’y a jamais eu autant d’auto-entrepreneurs et de création d’entreprises en France, et tout travailleur s’appuie sur un réseau professionnel. L’intérêt ? Un partage d’expériences, des retours et des conseils avisés, l’apprentissage réciproque et le développement de la personnalité.

Aujourd’hui, faisons un focus sur ces nouveaux moyens et procédés, développant une nouvelle productivité et encourageant la cohésion d’équipe.

Le travail collaboratif pour les auto-entrepreneurs et startupers

On le sait, dès le démarrage d’une activité, il est primordial pour un entrepreneur de trouver les ressources financières et intellectuelles nécessaires à la survie de son activité. De ce fait, il est dans son intérêt de s’entourer de collaborateurs tiers, à même de le conseiller, de partager des retours, d’échanger de bons procédés etc. C’est dans ce cadre que de nouvelles solutions ont été élaborées :

  • Le Coworking : tendance tout droit venue des Etats-Unis, le coworking est un espace de travail ouvert (ou open space), qui encourage à la communication et à l’échange.
  • Le ThinkTank : littéralement appelé “laboratoire d’idées”, un thinktank fédère différents experts et personnalités dans le but de débattre autour d’actualités, d’échanger autour d’idées, de nouvelles problématiques et de former un réseau. Mis en place pour encourager à l’innovation, de plus en plus de structures se créent.
  • Le Fablab : de prime abord associé au bricolage, à l’innovation et à l’industrie, le fablab (agl. “fabrication laboratory”, laboratoire de fabrication) est un lieu ouvert au public où une grande palette d’outils est mise à disposition en libre-service. Le monde du digital a recours à ce moyen pour démocratiser et rendre accessible des outils et procédés à tous publics. Maker Tour en est l’illustre exemple, participant ainsi à une plus grande accessibilité de l’innovation et encourageant la productivité.

Le travail en équipe, un gain certain de productivité

La mutualisation du travail en entreprise

Nous le disions en introduction, les organisations remettent progressivement en cause les rôles de chacun et ont plus confiance en l’individu. La faute à une préoccupation devenue centrale aujourd’hui : la place d’un collaborateur dans une entreprise influe forcément sur son bien-être au travail et son efficacité. Ce n’est donc pas à tort que la notion de qualité de vie au travail est si souvent abordée aujourd’hui.

C’est ainsi qu’elles révisent leur organisation hiérarchique (on passe d’une organigramme triangulaire à un système plus horizontal), de répartition des tâches et d’esprit d’équipe. Le team-building est aussi un bon moyen, utilisé afin de resserrer les liens entre les membres d’une équipe, les encourager à mieux collaborer et créer un environnement favorable au travail.

Les structures matricielles et le gain de productivité

On assiste aujourd’hui au développement de structures adoptant une organisation matricielle et une organisation par projets. C’est notamment le cas aujourd’hui des agences de marketing et de communication digitale. Leur portefeuille de clients les pousse à adopter une organisation par projets, fédérant pour chacun différents profils et corps de métier, en vue d’atteindre de bons résultats. Par exemple, c’est ainsi qu’on retrouve des développeurs informatiques travailler en étroite collaboration avec des graphistes, des community managers, des intégrateurs et des webmarketeurs. Chacun chapeauté par un chef de projet, ayant un rapport plus ou moins direct avec le client final.

Ainsi, la combinaison entre stratégie, opérationnel et fonctionnel est efficace, les rendus finaux et les retours clients de haute qualité.

En définitive, nous sommes bien en pleine transition en termes de pratiques usuelles et de productivité. Reste à adopter et mettre à profit ces nouveaux moyens pour être encore plus efficaces et pertinents dans les réponses apportées à la demande.