QUOI ?!? Mais qui voudrait quitter un espace de coworking ?

On connaît les espaces de coworking comme étant des espaces de travail pratiques, au cadre agréable, pensés pour leurs utilisateurs et offrant une nouvelle expérience de travail. Mais tôt ou tard pour des raisons évidentes, ce type de tiers-lieu ne convient plus forcément à certaines entreprises. 

Pourquoi quitter un coworking ?

Le coworking en 2017

Le coworking est bien plus qu’un effet de mode. Il est arrivé à s’imposer et se faire une place parmi les espaces de travail préférés des travailleurs du monde entier. Sa flexibilité, son pragmatisme, ses aspects innovants plaisent à plus d’un professionnel qui se laissent séduire par le coworking.

Il convient à tous ceux qui rêvent d’une organisation de travail moins conventionnelle et formelle et permet ainsi “casser une certaine routine”.

Même les grands groupes sont de plus en plus à l’aise avec ce type de proposition de bureaux et composent avec ce mode de travail alternatif.

Quelques statistiques sur le coworking

Si on fait un point sur les statistiques, on peut découvrir ceci. Le coworking, c’est :

  • 13 800 espaces dans le monde (+22% vs 2016),
  • 1 million de membres dans le monde (+16,5% vs 2016),
  • La France figure parmi le top 3 des pays champions du coworking, derrière New York et Barcelone, selon BFM Business avec 460 espaces de coworking recensés,
  • Dernier géant en date : le géant américain WeWork, qui a ouvert un espace de 11 000m² à Paris.

Pourquoi le coworking a-t-il autant de succès ?

Quitter un coworking : le coworking plait...

Le coworking est un espace de travail collaboratif pleinement adapté aux problématiques actuelles (financières, sociétales…), rencontrées par les entreprises classiques et les jeunes pousses. Ses multiples atouts (novateur, fédérateur, espace stimulant et agréable, en lien étroit avec la nouvelle organisation du travail, pourvoyeur de flexibilité…) sont aussi des points qui lui permettent de se distinguer d’autres espaces.

Une des clés du succès du coworking réside aussi dans sa capacité de diversification. Il s’adresse ainsi à une cible très large de professionnels. Il n’est donc pas anodin de croiser des espaces de coworking généralistes (destinés à tous) ou thématiques (pour une population spécifique ou un secteur d’activité ciblé comme Cowork’immo spécialiste de l’immobilier ou WebUp.Space pour les médias…). Les deux offrent un discours diamétralement opposés, mais plaisent à plusieurs typologies de professionnels.

Les besoins d’un professionnel (et d’un coworker) divergent les uns des autres, et plus d’un espace de coworking en est conscient. Certains misent donc sur la construction d’une communauté et d’autres affirment la puissance de leur réseau. D’autres encore mettent en avant la qualité des espaces, l’aspect évènementiel qu’ils proposent, l’ambiance affichée…

Cependant, si les espaces de coworking évoluent, les entreprises et les professionnels le font aussi, et il arrive qu’il ne réponde plus exactement aux besoins de ceux-ci.

Quitter un coworking : les raisons

Quitter un coworking : pour quelles raisons ?

Une des statistiques relevées par le média ZeVillage peut mettre la puce à l’oreille : le coworking plait, mais malgré un “nombre croissant de membres, les espaces de coworking ne connaissent pas un taux d’occupation plus important…” Hein ?

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En bref, le taux d’occupation, donc le temps passé sur place est en baisse. La faute à des horaires différents, des déplacements professionnels, donc des présences irrégulières… Et certains vont jusqu’à quitter un coworking. Pourquoi ?

Pourquoi quitter un coworking ?

Il peut arriver au cours du cycle de vie d’une entreprise, que le coworking ne réponde plus au besoin de celle-ci.

L’espace en lui-même peut avoir des règles, conditions et politiques qui ne lui conviennent plus : par exemple, des prix en hausse devenant inadéquats à son budget. L’espace peut également être victime de son succès et devenir trop peuplé. Les besoins de l’entreprise peuvent aussi changer, et les horaires ne plus convenir…

En somme, ce sont des raisons auxquelles l’espace peut remédier, en se montrant plus flexible. Mais il existe également d’autres raisons, liées plus intimement à l’entreprise en ell-même, et sur lesquelles l’espace de coworking ne peut pas vraiment avoir d’influence.

Une croissance en termes d’effectifs

On le sait bien, une entreprise a des objectifs de croissance qui peuvent entraîner une augmentation de ses effectifs. À cet effet, on doit alors se rappeler que le coworking est avant tout pensé pour louer des postes de travail et des petits bureaux, à direction d’indépendants, des structures unipersonnelles, ou alors des TPE-PME et des petites start-ups. Tout cela dans le but d’inciter à une communication ouverte et libérée.

Un besoin d’indépendance

L’indépendance, ce n’est pas une récompense, c’est une responsabilité.

Pierre Bourgault

Il arrive un temps dans le cycle de vie d’une entreprise où celle-ci doit s’émanciper pour se lancer, à condition d’avoir réuni un ensemble de conditions. Un peu à la manière d’une startup arrivée en fin d’incubation, elle se retrouve face à elle-même et fait le point sur ses besoins. La remise en question de l’espace de travail fait partie de ceux-ci.

Pendant la période de location d’un bureau en coworking, l’entreprise se retrouve dépendante et liée à son hôte. Peut-être voudrait-elle s’en séparer en assumant pleinement son espace…

La promiscuité

Un des effets pervers du coworking peut être la communication trop ouverte, la promiscuité, et le manque d’intimité. Ainsi, il peut être légitime pour une entreprise de retrouver une atmosphère plus calme. Il n’est pas non plus toujours aisé de travailler en communauté (différentes personnalités, caractères, affects…).

Besoin de s’approprier un espace

Quitter un coworking : le besoin de s'approprier un espace

Enfin un autre besoin potentiellement ressenti… En lien avec l’indépendance, il est légitime pour une activité en plein développement de vouloir s’approprier un espace de travail : l’aménager, en disposer et le décorer comme elle le souhaite. Chose qu’on ne peut pas faire en coworking ou en centre d’affaires.

Quelles alternatives pour ces entreprises qui quittent un coworking ?

Maintenant on peut légitimement se demander quelles alternatives peuvent le mieux convenir à ces activités. En voici quelques unes :

Plus de productivité, moins de pression : le télétravail ou le cohoming

Plus adapté pour des entreprises unipersonnelles, des structures flexibles, ou des travailleurs devant gérer des externalités (famille, santé…), le télétravail peut être une solution adaptée. Quand on sait qu’aujourd’hui 7 millions de Français pourraient se mettre au télétravail, c’est une option à ne pas écarter.

Le cohoming (nous en parlions antérieurement) est une approche complémentaire au télétravail. Et de ce fait, cette nouvelle forme de coworking (à domicile) est dernièrement arrivée sur le marché.

Un espace de travail axé sur le service : le centre d’affaires

Le centre d’affaires est un espace de travail plus haut de gamme et axé sur des services professionnels (secrétariat, domiciliation commerciale, postale…). Là où le coworking repose sur une approche à direction de freelances, start-ups, TPE/PME, le centre d’affaires est une approche pour des professionnels à budgets plus conséquents et durée d’existence plus longue (type indépendants plus chevronnés, les auto-entrepreneurs, les salariés nomades/portés).

Quitter un coworking : le centre d'affaires, option prisée

Mon propre espace de travail : le bureau fermé / l’espace indépendant

On le sait, le bureau fermé est généralement l’option la plus classique mais aussi la solution idéale pour une entreprise. Espace de travail clos, adéquat pour une petite équipe, il peut représenter une porte de sortie intéressante pour quiconque sortirait d’un espace de coworking.

Son homologue à plus grande échelle, l’espace indépendant, peut également être adéquat pour une entreprise ayant un effectif plus fourni, ayant connu ou allant connaître une forte croissance tant numérique, financière que commerciale (levée de fonds…).

Spacieux et privés, on retrouve bien la notion d’indépendance dans ces deux espaces de travail.

“The more, the merrier” : le bureau partagé / l’espace de bureaux

Le bureau partagé est un compromis efficace entre l’intimité d’un espace et une expérience sociale avec plus d’une entreprise. En effet, une saine émulation peut émaner d’un tel espace de travail, et plus d’un peut en bénéficier. Et qui sait ? Peut-être que l’entreprise avec qui le bureau est partagé sera un partenaire potentiel, ou un client…

Si le nombre de start-ups optant pour ce format est conséquent, certains passent à l’étape supérieure avec un espace de plusieurs bureaux, en colocation.

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