C’est aujourd’hui une des préoccupations centrales d’un grand nombre de travailleurs français : la qualité de vie au travail. De plus en plus d’institutions et d’entreprises se rendent compte de l’enjeu derrière cette notion. En découlent donc un bon nombre d’éléments, que nous allons aborder dans cette étude, notamment à l’approche de la Semaine européenne de la santé et de la sécurité au travail, qui se tiendra du 24 au 28 octobre prochain.

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En quoi consiste la qualité de vie au travail ?

Il est difficile de trouver une définition qui convienne à tous, tellement les points de vue sont divergents. Cependant, les spécialistes s’accordent pour reconnaître qu’elle a un lien direct avec le bien-être, la sécurité et l’efficacité au travail.
Selon une étude de l’ANACT et de l’HAS, réalisée en 2015, la qualité de vie au travail représente l’ensemble des “conditions dans lesquelles les salariés exercent leur travail, leur capacité à s’exprimer et à agir sur le contenu de celui-ci”. Tout cela a une influence directe sur leur implication, leur participation et leur bien-être dans leurs fonctions.

L’étude traite 3 notions intrinsèques à la qualité de vie au travail, à savoir :

  • Les conditions :
    • L’environnement de travail, les conditions d’emploi et l’extra-professionnel
  • La capacité à s’exprimer et à agir :
    • La participation, le partenariat avec d’autres collaborateurs, le soutien managérial…
  • Le contenu du travail :
    • autonomie, valeur du travail, travail apprenant…

Cette définition offre un tour de l’ensemble des dimensions qui entrent en jeu. On peut également faire un parallèle avec la pyramide des besoins de Maslow : si le besoin de survie et de sécurité sont “assurés” par le simple fait d’avoir un emploi, la qualité de vie au travail rentre en adéquation avec les besoins suivants : la socialisation (ou le besoin d’appartenance), l’estime (ou le besoin de reconnaissance) et l’accomplissement de soi.

Pourquoi est-ce si important ?

Devant l’importance qu’elle a prise aujourd’hui, il est pertinent de considérer l’évolution des moeurs et de la perception d’un travail. Les nouvelles tâches, le fort développement du secteur tertiaire, la digitalisation des procédés ainsi que la triste recrudescence du nombre de victimes du travail (dépressions et burnouts, arrêts de travail, suicides…) ont changé la face du monde du travail de manière considérable.

On assiste aujourd’hui à une véritable évolution des moeurs concernant le travail, grâce notamment à l’instauration des 35 heures hebdomadaires entre autres. La preuve : on ne passe que 12% de sa vie au travail, là où 40% y étaient passés en début du XXème siècle et 70% à l’époque de la IIIème République. Même si la tendance a bien baissé (et que les conditions de travail ont bien changé depuis), ceci est révélateur de la masse de temps conséquente passée au travail et de la nécessité d’évoluer dans les meilleures conditions de travail possibles.

La qualité de vie au travail : une préoccupation centrale

Si on réfléchit davantage, un travailleur motivé, impliqué, ayant des responsabilités, dans lequel la hiérarchie a une entière confiance, évoluant dans une bonne ambiance… sera plus enclin à être productif et répondre aux attentes de son entreprise. Le caractère évolutif de son poste et de ses missions est aussi un critère important. Sinon, l’effet inverse risque de se produire : manque de motivation, manque d’attachement et d’implication, départ de l’entreprise dans le meilleur des cas, ou burnouts dans les pires…

Les entreprises ont tout intérêt à s’y familiariser et mettre en place des solutions pertinentes, car leur survie en dépend. La France a d’ailleurs récemment été reconnue “pays où les salariés sont les moins heureux au travail”, selon une étude menée par Steelcase, sur un échantillon de 17 pays. Uniquement 5% des salariés français se disent pleinement satisfaits et impliqués dans leur entreprise.

Quels facteurs influent sur la QVT ?

La qualité de vie au travail représente un enjeu et un levier de compétitivité particulièrement important aujourd’hui.
De ce fait, un nombre conséquent de facteurs d’amélioration de la qualité de vie au travail peuvent entrer en compte :

    • L’aménagement de l’espace de travail: un cadre de vie stimulant, une atmosphère apaisante au bureau, un espace confortable, une décoration plaisante, un équipement de haute qualité… L’ensemble de ces éléments peut jouer dans l’amélioration des conditions de vie au travail.
    • La zone dans laquelle l’entreprise est implantée : le quartier est-il bien desservi ? Au centre d’une ville dynamique ? Peut-on s’y rendre commodément ?
    • Esprit d’équipe : la culture de l’entreprise met-elle en avant l’esprit d’équipe ? Encourage-t-elle à la collaboration entre travailleurs ? (…)

De nouveaux concepts sont élaborés afin de traiter de problèmes liés à la motivation, à l’engagement. Comme par exemple l’élection d’un Chief Happiness Officer (dont nous parlions dans cet article) dans le but de galvaniser les troupes.