Après le travail, les afterworks

La Covid-19 a bouleversé nos vies et nos habitudes, notre économie et notre façon de vivre au bureau. Beaucoup de choses ont été dites et écrites concernant l’explosion du télétravail et des nouveaux fonctionnements de nos bureaux en flex office ou en organisation hybride. Ce qu’on oublie le plus souvent, c’est que ces changements ont aussi transformé nos comportements… Après le travail !

Alors que les terrasses ont rouvert et que les masques tombent, il est temps de faire le point sur un incontournable officieux de la vie en entreprise : le sacro-saint (n’ayons pas peur des mots) afterwork.

Définition : qu’est-ce qu’un afterwork ?

Tiré de l’anglais “after-work” signifiant littéralement « après le travail », l’afterwork désigne les activités, les réunions et les rencontres « professionnelles », proposées dans des cadres extra-professionnels. Le concept est simple : au lieu de rentrer chez soi et poursuivre une routine “métro-boulot-dodo”, on retrouve ses collègues et/ou d’autres professionnels autour d’un verre ou d’une planche. Ce genre d’événement prend généralement place jeudi, avant le weekend et d’éventuels départs, pour fédérer le plus de monde possible.

Afterwork : du monde anglo-saxon vers la France

L’afterwork est un phénomène très répandu outre-Manche et outre-Atlantique. Au Royaume-Uni par exemple, on peut régulièrement observer les masses de travailleurs se réunir vers les bars et les pubs, encore en costumes et tenues de travail pour partager des pintes. Ceci dit, les anglosaxons ne sont pas non plus les seuls à faire des afterworks : les Japonais sont, par exemple, férus de ce qu’ils appellent les Izakayas (bars-cantines après 19:00).

Ces cultures raccourcissent la transition entre travail et détente. Le moment permet de décompresser, de se détendre ensemble et de faire le bilan de la journée… L’afterwork, c’est un moment de la journée, à mi-chemin entre le pro et la vie privée. Le phénomène s’est exporté dès 2007 et démocratisé en France.

Panneau "Stop thinking start drinking"
© Lily Lvnatikk

L’afterwork : un outil RH ?

À ceux qui en doutaient encore, le télétravail obligatoire a démontré que les interactions humaines et échanges informels entre collaborateurs revêtent une importance capitale pour la Qualité de Vie au Travail. L’ambiance de travail, les rapports avec les collègues sont des composantes essentielles du bien-être de chaque salarié d’une entreprise.

Une étude Opinionway / Privateaser parue en 2017 soulignait que, pour 70% des salariés, l’afterwork permet de découvrir ses collègues. Une belle porte d’entrée pour créer du lien entre les équipes. D’ailleurs, cette même étude révélait que 60% des français qui prennent part à des afterworks considèrent cela comme décisif dans leur bien-être en entreprise.

Le guide pour un afterwork réussi

Un lieu agréable, pour réseauter ou souder les liens entre collègues

L’idée, c’est qu’après une longue journée de travail, les collègues ou relations professionnelles puissent faire connaissance dans un environnement convivial. Lorsque l’été arrive, que l’on soit à Paris, Lyon, Marseille, Guingamp ou Antananarivo, on préfèrera toujours une terrasse verdoyante, vivante mais relativement calme pour un afterwork réussi. La date du jeudi soir étant souvent plébiscitée (sans offense pour les apôtres du mercredisme ou du vendredisme).

Un simple bar peut faire l’affaire, du moment que tout le monde s’y sent à l’aise et peut prendre part au discussion sans un brouhaha assourdissant. L’idée, c’est de se rencontrer dans un cadre différent du bureau.

Essayer de ne pas (que) parler boulot

L’afterwork, c’est un moment privilégié, qui, s’il peut être une mine d’or pour recueillir des infos officieuses sur l’avancement de tel ou tel projet, sert avant tout à faire connaissance et s’imprégner de la culture de l’entreprise.

Il s’agit donc de « sanctuariser » ce moment, en évitant de ne parler que du travail, afin découvrir les différents collaborateurs sous un nouveau jour.

Un verre ça va… 3, bonjour les dégâts !

L’afterwork, même si c’est souvent un événement officieux, reste une pratique très liées à l’environnement professionnel. Donc boire un cocktail ou quelques verres ne pose pas forcément de problème, mais attention tout de même aux excès, qui peuvent être regrettables à plus d’un titre !

Le magasine Marie Claire insistait sur ce point dans un article sobrement titré « Les afterworks peuvent-ils nous rendre alcooliques ?« . Le concept de l’afterwork reste le partage d’un verre en fin de journée avec d’autres professionnels, avec son équipe ou avec des collègues. Mieux vaut s’y tenir et éviter les excès. Par ailleurs, il va sans dire qu’il ne faut jamais s’imposer de boire de l’alcool pendant ces moments.

Dans les grosses structures : limiter le nombre de participants

Si dans les petites entreprise, l’ensemble de l’organisation peut participer sans contrainte, au-delà d’une quarantaine ou d’une cinquantaine de personnes, l’afterwork doit être plus « organisé ». Il est difficile, voir impossible de créer une cohésion d’équipe globale dans cette configuration, des groupes se créant entre personnes qui se connaissent déjà.

Dans ce cas, l’idée serait plutôt de limiter le nombre de convives, quitte à créer une rotation afin que des collaborateurs qui se côtoient peu puissent se rencontrer et échanger ! Par ailleurs, d’un point de vue logistique, un afterwork à 10 est nettement plus simple à mettre en place qu’à 70 !

Quoi qu’il en soit, la pratique de l’afterwork est plus qu’une tendance, il s’agit d’une pratique qui, en plus de parfaitement se diluer dans « l’art de vivre à la française » (coucou les terrasses de café !), permet de clôturer une journée de travail dans un cadre convivial entre collègues.

Souder les liens, améliorer la cohésion d’équipe : autant d’éléments qui peuvent être utile aux entreprises, à condition de ne pas faire d’abus, bien entendu.

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