Son aspect subjectif fait hésiter plus d’un collaborateur à y recourir, et pourtant il peut être salutaire quand il est utilisé à bon escient. Certains n’osent pas encore s’y prêter, pensant qu’il ne s’allie pas au sérieux d’une entreprise… Aujourd’hui sur Hub-Grade, voyons ensemble les composantes de l’humour au travail.

L'humour au travail : à utiliser avec modération

Pourquoi rire au travail ?

Pour transmettre et fédérer autour d’une bonne communication

Rire et recourir à l’humour au travail peut être particulièrement efficace quand il est utilisé de manière altruiste et fédératrice.
On sait à quel point la communication est un point phare dans le cycle de vie d’une entreprise, et elle n’a point de raison d’être si elle n’y est pas développée. Dans ce cadre, l’humour est particulièrement efficace pour inciter davantage à la cohésion de groupe, autour d’une communication légère et décalée, ainsi que la transmission d’informations.
Il est en plus applicable dans plus d’un cas : réunion (pour garder l’adhésion de l’auditoire), briefs, ateliers, travaux de groupe…

Si une entreprise est à l’aise avec sa communication et la notion d’humour au travail, cela se ressent également dans sa communication externe, permettant ainsi de véhiculer une image fun, rester dans les mémoires et inciter à l’adhésion. Ce qui peut être un facteur déterminant dans un achat et faire bonne impression au client. (NB : Si cela s’avère vrai notamment dans les activités à forte teneur digitale, cela s’avère moins vrai pour les activités plus paperassières et anciennes (droit, finance, comptabilité…).

L’humour complète le sérieux mais ne l’entrave pas

L’humour n’empêche pas le sérieux et le professionnalisme, bien au contraire. Le coach Philippe Laurent, dans un article accordé au journal “l’Express”, se pose la judicieuse question “Pourquoi faudrait-il se prendre au sérieux pour travailler avec sérieux?” et pose à juste titre les conditions d’un humour bien manié, et n’entravant pas le sérieux requis dans une entreprise. Dans des périodes de labeur intenses, au milieu d’une situation pouvant générer des désaccords voire des conflits, l’humour reste une bonne ressource pour les désamorcer, détendre l’atmosphère et inclure l’ensemble des individus à une conversation. Il relève aussi d’un bon professionnalisme et sens des réalités d’un groupe.

Une bonne ambiance et rapport de confiance : l’humour au travail stimule

Rien de tel qu’un peu d’humour et de légèreté, dans le cadre de l’exécution de tâches répétitives, pouvant engendrer une certaine monotonie, afin de briser ce cycle et les réaliser avec plus d’efficacité. A long terme, l’humour développe une bonne ambiance au sein d’un groupe, un rapport de confiance et incite les collaborateurs à travailler davantage. Une sorte de cercle vertueux.

Dans le cadre d’une entreprise étant souvent amenée à travailler en groupuscules, l’humour au travail est également une sorte de support à partir duquel les individus peuvent se baser pour des activités extra-professionnelles (afterworks, sorties nocturnes, évènements sportifs…) et souder l’esprit d’équipe.

L’importance de l’auto-dérision

Travailler avec sérieux, sans se prendre au sérieux est une des clés pour maîtriser encore mieux l’humour au travail. Pour “rire avec” et “non pas rire contre” (comme nous le verrons plus tard), l’autodérision est une arme particulièrement utile. Elle a notamment comme fonction de faciliter l’acceptation de ses propres faiblesses et donner la confiance à l’individu.

Pour l’humour au travail : Bienveillance et modération oblige !

L'humour au travail : une bonne arme

Bien entendu, comme pour un grand nombre d’outils, l’humour au travail doit être utilisé avec modération (pour ceux qui auraient un petit répertoire de blagues Toto) et bienveillance. Le but derrière l’humour est de construire des bonnes relations et mettre en place une atmosphère propice au travail.

Ainsi, rire ne doit pas inciter à la négligence et empêcher la raison même derrière la venue d’un collaborateur au travail : travailler, être efficace et justifier la confiance de son organisation. A partir du moment où il devient contre-productif, il n’est pas à utiliser.

Ensuite, l’humour au travail est efficace quand il est utilisé… à la bonne période, dans un bon timing. Au sein d’une rencontre capitale, d’une réunion à caractère exceptionnel, ou avec un collègue ayant passé une mauvaise journée, faire de l’humour n’est pas spécialement recommandé.

De plus, n’oublions pas que l’humour en général a un caractère subjectif. Premièrement, tous n’ont pas le même humour (et on ne peut changer le monde entier, surtout avec les blagues de Toto à la plage), et deuxièmement, bien qu’il fédère, il peut aussi éloigner les individus les uns des autres s’il est mal utilisé. Il est important de “rire avec son collègue” et pas “rire contre son collègue”, du moins de manière abusive et rébarbative. La fine limite entre ces deux notions implique une utilisation prudente et bienveillante.

L’humour est le plus court chemin d’un homme à un autre.
Wolinski

Ceci se vérifie complètement au sein d’une entreprise. Ainsi, si le sérieux qui incombe à une activité ne doit pas être un prétexte pour ne pas recourir à l’humour, ce dernier doit être utilisé avec modération. La qualité des relations d’un effectif influe sur sa productivité, raison de plus pour être vigilant à ce sujet! 😉