Elle est sujet de débats, d’études… On en fait des colloques. C’est un sujet qui touche de plus en plus nos entreprises, surtout depuis l’arrivée au travail de la génération Y… Il s’agit de la musique au travail. Doit-on la considérer comme une nuisance sonore, qui déconcentre et faire diminuer la productivité ? Ou alors au contraire constitue-t-elle une influence positive, pouvant aider au développement de la créativité des collaborateurs ?

Les avis sont très partagés sur la question. Voici donc un zoom sur le sujet. Turn It Up !

La musique au travail

La musique au travail : véritable phénomène de société

L’évolution de la consommation de la musique

Dans le contexte actuel, le 4e art occupe une place centrale et quotidienne. Quasi-omniprésente, la musique n’a jamais été autant consommée et les évolutions technologiques ainsi que la facilitation d’accès qu’elles apportent y sont pour beaucoup. On le sait, cela a d’ailleurs fait coulé beaucoup d’encre, ces dernières années, l’histoire de la musique (et de l’industrie musicale) a été marquée par des avancées technologiques, responsables de profondes mutations du support et des modes de consommation. Les plus notables sont :

  • la démocratisation d’Internet, et donc des plateformes de téléchargement musicales ;
  • le format audio MP3, ayant permis la mise en avant des baladeurs éponymes ;
  • la création de smartphones, véritables couteaux suisses technologiques ;
  • le développement de plateformes de streaming, qu’on connaît bien aujourd’hui ;
  • la multiplicité des supports d’écoute…

Ces tendances ont considérablement participé à l’émancipation de la musique.

Mais le plus intéressant, c’est qu’une fois que la musique a pris d’assaut nos univers personnels, elle a commencé à revendiquer également sa place dans nos univers professionnels.

En effet, parmi les utilisateurs courants, on retrouve les entreprises. Bien entendu, l’introduction de la musique dans l’univers de travail dépend du milieu et de la culture d’entreprise de la structure. Les milieux réglementés et nécessitant une attitude constamment en alerte, comme la banque, ne sont pas vraiment concernés.

Aujourd’hui le nombre de collaborateurs d’une entreprise écoutant de la musique au travail est en forte augmentation. Une étude réalisée début 2017 révèle par exemple qu’un consommateur lambda écoute en moyenne 2h38 de musique par jour, et 11% au travail.

La génération Y, les millenials et la musique au travail

La musique au travail : les millenials et la génération Y

On remet en question l’adéquation de la génération Y au monde du travail actuel, leurs comportements différant grandement de celui des générations précédentes. Parmi les points divergents : le rapport et la gestion du temps, les conditions de concentration, le type de missions confiées, la possibilité d’évolution et les conditions d’évolution en plein travail.

La génération Y marque profondément le marché du travail actuel en imposant de nouveaux usages et de nouvelles manières de travailler. Écouter de la musique n’est pas qu’une posture. Loin de vouloir généraliser à outre mesure, un autre aspect de l’étude précédente est à retenir : parmi les sondés, les plus grands consommateurs de musique sont les “20-24 ans”.

Le fossé générationnel n’est donc pas négligeable, entre des travailleurs plus chevronnés et expérimentés, qui eux, ne ressentent pas forcément le besoin d’en écouter au travail.

La musique au travail va-t-elle de pair avec le bien-être au travail et la QVT ?

La musique au travail… Un sujet presque polémique, qui a vu de fervents défenseurs monter au créneau contre de fermes opposants.

Il est intéressant de prendre du recul sur le sujet. Certaines études, sur le sport notamment, ont montré que le fait d’écouter de la musique pouvait améliorer les performances physiques. Et dans le contexte du travail que peut-elle apporter ? La musique est-elle profitable au travailleur ? Le met-elle dans les meilleures conditions de productivité ?

La musique au travail : bon pour la QVT et le bien-être ?

On pourrait penser que oui. Si on en croit la définition de la QVT et les notions afférentes à celle-ci, notamment dans les conditions et la capacité à s’exprimer et agir. Cette dimension comprend l’environnement de travail.

La musique mettrait donc celui qui l’écoute dans un cadre de travail qui le stimule, le motive et l’incite à produire mieux et plus. Selon un sondage tiré des Échos, on écoute de la musique pour se motiver, s’apaiser, stimuler la créativité…

La musique au travail peut être également une aide à la cohésion et la fédération des collaborateurs, qui se réunissent autour d’un thème et de découvertes communes. C’est donc un outil de cohésion et de mise en condition. 

Le débat se situe donc plutôt autour de l’efficacité des collaborateurs y ayant recours pour travailler. Conditionne-t-elle la productivité ? Ou alors est-elle néfaste pour l’entreprise ?

Musique au travail : fausse bonne idée, subterfuge ou aide efficace ?

Qu’en dit la science ?

La musique au travail : le lien avec la science ?

Il n’est pas scientifiquement prouvé que la musique nuise à la productivité. Au contraire, écouter de la musique pourrait même accroître les capacités de concentration. La musique a des effets psychologiques stimulant l’individu et physiologiques améliorant les conditions et les performances physiques. Cela est notamment prouvé chez les sportifs.

Elle peut également s’avérer soulageante et aide à la gestion du stress. Le site e-RSE est d’ailleurs très précis sur le sujet : la musique peut avoir des effets sur la sécrétion de dopamine, hormone liée à l’humeur et donc sur les fonctions cognitives.

Cependant, comme pour tout, il est recommandé de faire preuve de modération. S’ils ne sont pas contre, bon nombre de médecins recommandent l’application de la règle des 60/30. À savoir, une limitation du niveau sonore à 60% et une utilisation d’écouteurs intra-auriculaires moins de 30 minutes par jour. Pour une écoute prolongée, il vaut mieux opter pour un casque audio.

Qu’écoutent les Français au travail ?

COLDPLAY !

via GIPHY

Une étude a été réalisée et relayée sur les Échos. De manière (presque surprenante), le groupe Coldplay arrive en tête des choix musicaux les plus fréquents (33%), suivi d’Adele (32%) et Ed Sheeran (24%).

Dans cette même étude, le style préféré est le pop-rock (55%). D’autres apprécient le jazz. Le hip-hop/rap a également un bon public.

Y  aurait-il des musiques stimulant davantage la productivité que d’autres ? Il est scientifiquement prouvé qu’écouter une musique positive a une influence sur le travailleur. Cependant, une musique trop rythmée empêcherait la réflexion… Privilégier l’écoute d’instrumentales, ou de musiques dépourvues de paroles pourrait être plus positif. Ainsi, par exemple, le jazz, la musique classique, ou encore les bandes originales de films ou de jeux vidéo devraient universellement aider tout le monde.

La playlist Hub-Grade

And without further ado…

La musique au travail : la playlist Hub-Grade

L’équipe Hub-Grade vous a concocté une playlist aux petits oignons… Entre sons d’antan, bandes originales, conflits de générations… De longs débats, de longs échanges ont suivi, pour ne finalement retenir que 10 titres. (Au revoir Social Club…)

La playlist est à écouter avec modération bien sûr, mais (on le pense) idéale pour votre concentration.

Alors, vous ne vous sentiriez pas un peu plus productif, là tout à coup ?

 

 

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