Il n’a jamais été aussi facile de monter sa propre activité et créer son entreprise. En effet, la création de statuts juridiques adaptés, le besoin d’émancipation économique et d’innovation que ressentent, le goût du challenge cultivé par les écoles et les universités, les aides à la création que forment les incubateurs, les encouragements du gouvernement français, confirmant son statut de “pays créateur de startups/entreprises”… Autant d’arguments qui interviennent en éléments motivateurs pour lancer son activité. D’ailleurs, les idées d’innovation sont légion : ce ne sont donc pas la créativité, ni les idées qui manquent.

Mais bien souvent, les créateurs de startups et d’entreprises se retrouvent face à des enjeux financiers de taille, remettant en question le bien fondé et la viabilité à long terme du projet. Si dégager du bénéfice dès le début paraît compromis, il est primordial de trouver des fonds pour le lancement de son entreprise. Pour remédier à cela, et pourvoir à d’autres postes de dépenses (espaces de travail, charges d’exploitation, matériel, embauches…) quelques solutions de financement existent bien, et parmi elles le financement professionnel.

Le financement professionnel et la création d'entreprise

Les prérequis avant la recherche de financement professionnel

Le plus important avant de se lancer n’est-il pas de connaître chaque aspect de son offre ?

Avant même de commencer à rechercher des solutions de financement adéquates, il est primordial de faire un recul objectif sur la raison d’être de son activité. Ensuite s’entourer d’un réseau de personnes compétentes et qualifiées pour vous aider à porter le projet.

Le financement professionnel : la recherche de fonds

Ainsi, apportez le plus grand soin à des outils comme le business plan : travaillez les arguments et les points distinctifs de votre activité, présentez les meilleures garanties, travaillez votre bilan prévisionnel, de la manière la plus réaliste possible, pour permettre à tout un chacun de se projeter.

Il faudra non seulement convaincre les banques, mais aussi d’autres parties prenantes potentielles à votre activité (investisseurs…).

Dans de tels cadres, les solutions de financement qui s’offrent au créateur sont multiples…

Des alternatives aux banques pour le financement professionnel ?

Il n’est pas aisé de trouver des fonds pour le financement professionnel. L’apport de fonds propres n’engage que le créateur en définitive, contraint alors à rester lié à l’entreprise. Ce type d’apports ne donne lieu à aucun remboursement.

Alors qu’on assiste à une démocratisation des usages en termes de financement, et que la demande de prêts augmente de manière constante, les banques deviennent malheureusement de plus en plus sélectives et donc réticentes à l’octroi de crédits. Ce qui peut fragiliser quelque peu les demandes, mais des alternatives ont été créées pour supporter l’innovation et l’entreprenariat :

  • Les structures de soutien de projet : Inovizi, France Active, Agence France Entrepreneur, Réseaux d’Entrepreneurs

Les structures de soutien de projet de création d’entreprises sont légion. En plus de l’accompagnement en termes de réseau, d’opportunités et de développement de structures, ce type de structures offre aussi un soutien financier, sous forme de prêts d’honneur. Dans les faits, ce prêt d’honneur est un “coup de pouce” financier. Parmi ceux qui l’octroient, on retrouve des structures comme le Réseau Entreprendre, France Active, Initiative France, l’Agence France Entrepreneur… Attention, qui dit prêt d’honneur, dit garanties et remboursement.

Le financement professionnel : les solutions

  • Les banques publiques d’investissement : BpiFrance

Des organismes de financement ont aussi été créés pour soutenir la création d’entreprises, à vocation d’apporter des produits/services innovants. BpiFrance, organisme détenu par l’Etat, se charge de cette fonction, en octroyant des prêts pour la création de l’entreprise. Des concours sont également créés pour financer l’activité, comme la bourse French Tech (jusqu’à 45 000€).

L’Etat français, décidé à encourager la création d’entreprises et l’innovation, a mis en place des aides. Par exemple, L’Aide aux Chômeurs/demandeurs d’emploi Créant ou Reprenant une Entreprise (ACCRE), fait bénéficier d’une exonération de charges sociales pendant un an. Le parcours “Nouvel Accompagnement à la Création et la Reprise d’Entreprise” (NACRE) reprend à peu près le même principe, sauf qu’il comprend également un accompagnement à la création/reprise, et l’octroi d’un prêt à taux zéro. Il fait aussi bénéficier de régimes fiscaux spécifiques comme le statut de “Jeune Entreprise Innovante”.

Les business Angels sont des investisseurs privés, mettant à disposition de l’entreprise une partie de leur capital financier dans un projet innovant, dans lequel ils trouvent une source de profit et un intérêt particulier. Leur apport donne un crédit supplémentaire à l’entreprise et une plus grande marge de manoeuvre. D’où le besoin de bien s’entourer…