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La bienveillance au travail

La bienveillance au travail… Une notion de plus en plus reprise dans les entreprises d’aujourd’hui, mais à quoi peut-elle concrètement correspondre ? Comment peut-on la définir ? Nous sommes dans un contexte séculier où les dirigeants apprennent des erreurs passées, en replaçant notamment l’individu et ses compétences au centre des préoccupations de l’entreprise, pour le stimuler et l’engager davantage. S’il y a un équilibre à maintenir entre productivité, efficacité et bien-être au travail, on peut se rendre facilement compte que l’un n’empêche pas l’autre, et qu’être bienveillant relève d’un vrai travail de fond.

C’est quoi déjà la bienveillance au travail?

Qu’est-ce qu’elle implique ?

La bienveillance se définit comme une aptitude, une capacité à montrer une certaine indulgence, patience et compréhension envers tout un chacun, tout en étant désintéressé et agréable. En bref, une gentillesse à un degré supérieur et une attitude altruiste.

Certains parlent de “mindfulness”, de “précautionnisme”, de “conscience professionnelle”… D’ailleurs, on peut facilement incorporer cette bienveillance à la QVT (qualité de vie au travail), qui comprend les dimensions de conditions de travail, la capacité à s’exprimer et à agir, ainsi que le contenu du travail.

Une compétence clé ?

Ainsi, la bienveillance au travail est une compétence clé, qu’il est aujourd’hui presque indispensable d’avoir, dans le but de souder l’esprit d’équipe et arriver à une cohésion d’ensemble. Elle nécessite un recul constructif sur les positions de chacun au sein de l’entreprise et la participation de tous, aussi bien les dirigeants que les acteurs opérationnels.

D’ailleurs, une telle disposition attire les parties prenantes extérieures, dont les clients ou les entreprises partenaires par exemple. Quand une entreprise est en bonne santé dans ses performances et dans les rapports de son effectif, cela se ressent.

Concrètement, comment peut-on être bienveillant au travail ?

La bienveillance au travail est, comme dit précédemment, un recul constructif et une bonne disposition à avoir dans l’intérêt de tous. Cependant, cela n’est pas sans rappeler la certaine précarité de cette notion… Il suffit souvent de peu pour qu’elle soit inefficace et que cela nuise à l’ensemble d’un groupe.

Si la bienveillance au travail semble souvent être la moindre des choses, un contexte constamment variant et stressant, une atmosphère anxiogène, des incertitudes quant à l’avenir etc. peuvent altérer les rapports et remettre cette bienveillance en question.

Devant la recrudescence du nombre de burn-outs, d’abandons de postes et d’autres maux répétitifs auxquels les entreprises peuvent être soumis, il fut obligatoire pour celles-ci de se remettre en question et de s’interroger sur les raisons. Une politique interne défavorable aux salariés ? Une orientation exacerbée vers le profit au détriment de l’humain ? Un management autoritaire ? L’ensemble de ces éléments peut nuire au cycle opérationnel d’une entreprise, à sa productivité et à sa survie.

Être bienveillant au travail… Comment faire ?

Ainsi, à défaut d’être le collègue de l’année (en évitant ces travers bien sûr), être bienveillant au travail, c’est aussi :

Respecter ses collègues et le cadre de travail défini par l’entreprise

Le respect est le maître-mot de la bienveillance au travail.

Encourager à la participation et l’implication de tous

Faire travailler une équipe autour d’un projet commun est une tâche hardue. Des groupuscules peuvent se former, tout comme les individualités et les personnalités de chacun peuvent se rencontrer. Mais avoir un rapport de groupe, où l’ensemble des collaborateurs est impliqué et investi est particulièrement stimulant et valorisant.

Pour un manager, anticiper et désamorcer les situations de conflit

Un manager sait manier avec aisance les problématiques opérationnelles et stratégiques de son organisation. Mais il doit aussi composer avec les différents profils de son équipe pour parvenir à des résultats satisfaisants.

Savoir remercier et féliciter

“Merci de votre investissement”, “Mes félicitations”, “Bravo…” … Autant d’expressions qui se raréfient au fur et à mesure du temps, mais au contraire qui ne devraient pas disparaître. Savoir être reconnaissant et reconnaître le labeur accompli, c’est faire preuve de bienveillance.

Savoir écouter l’autre

On sait que la communication orale est primordiale, car c’est par elle que passe généralement l’information. Au sein d’une entreprise où la prise de parole n’est pas équitablement répartie, des baisses évidentes de motivation et d’investissement peuvent arriver.

Photo de couverture : ©Lina Trochez on Unsplash

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