Paroles de coworkers #1 / « Mon métier n’est pas commun en espace de coworking »

Interview de Rémi Hoogstoël, hydrogéologue et fondateur de la société R.H20

Rémi Hoogstoël exerce son métier dans un coworking
©R.H2O

Un format un peu différent, cette semaine, puisque nous inaugurons notre série « Paroles de coworkers ». L’occasion d’interviewer les personnes qui fréquentent régulièrement les espaces de coworking et de comprendre ce qu’elles recherchent et ce qui les motivent.

Nous démarrons avec une interview de Rémi Hoogstoël, hydrogéologue à son compte et fondateur de la société R.H2O. Un métier que vous ne risquez pas de croiser à tous les coins de rue ou dans tous les espaces de coworking. Et pourtant, les espaces de coworking, il les fréquente, car il exerce son activité en nomade. Une chose qu’il n’aurait pas cru possible lorsqu’il était salarié.

Aujourd’hui, après un début d’activité à l’autre bout du monde, il est heureux de pouvoir arpenter les routes de France et faire un tour des espaces de travail. Au fil de ses pérégrinations, il croise le chemin de personnes qui n’ont pas les mêmes métiers que lui et affine son besoin en la matière. 

Aujourd’hui, une chose est certaine : il sait ce qu’il veut. Depuis ses critères jusqu’à son parcours de néo-coworker, il nous livre ses impressions, ses techniques de recherche et ses lieux préférés du moment. De quoi vous donner des idées, si vous passez par ces villes et que vous recherchez la convivialité !

Quand le coworking s’invite dans de nouveaux métiers

À la découverte du coworking 

Rémi a 38 ans et est hydrogéologue. Son métier ne parle pas à beaucoup de monde car il est très technique. Et, pourtant, il est essentiel puisqu’il a trait à une ressource extrêmement précieuse : l’eau. Ce scientifique étudie, recherche et met en surveillance les nappes phréatiques pour les préserver et éviter les prélèvements excessifs causés par l’agriculture, l’industrie ou le domaine de la construction. Lorsqu’il y a des travaux de terrassement pour la création d’un bâtiment, c’est aussi lui qui intervient pour éviter leur pollution et leur prise en compte dans le projet, notamment pour la géothermie. 

Très spécialisé, ce métier s’exerce aussi bien sur le terrain qu’en bureau pour l’étude et la rédaction de rapports. Il y a 4 ans, Rémi n’aurait jamais pensé pouvoir exercer son métier dans un coworking

À mon âge, la plupart des hydrogéologues sont salariés dans des bureaux d’études et sont intégrés dans des équipes aux compétences complémentaires. Le coworking ne fait pas partie de la culture des entreprises de ce secteur et je n’en avais jamais entendu parler.” 

Il nous confie dans un sourire : “C’est ma femme, devenue office manager, qui m’a fait découvrir ce nouveau monde. J’ai immédiatement eu envie d’y travailler. Entre les jeux de société le midi, les soirées avec les coworkers et la variété des profils, cela m’ouvrait la porte vers de nouveaux possibles en termes de fonctionnement de bureaux. L’entreprise pour laquelle je travaillais à ce moment-là a refusé de me payer un espace. Il faut dire qu’à cette époque (pas si lointaine) le télétravail n’était pas encore très répandu. Les choses ont évolué depuis dans le métier. Certaines sociétés proposent même un fonctionnement de bureau avec des places non attribuées (ndl : flex-office). C’est une vraie révolution en l’espace de si peu de temps !” 

Hydrogéologie
©Jesse Bowser – Unsplash

Du salariat à l’entrepreneuriat : une aventure qui commence à l’autre bout du monde

Se mettre à son compte à l’étranger

Cela faisait 12 ans que j’étais salarié quand j’ai décidé de tout quitter pour voyager en Amérique latine. Je n’avais alors pas du tout prévu de travailler, mais j’ai été confiné au bout de 2 mois et demi de voyage. Désœuvré, j’ai fini par me lancer à mon compte pendant cette longue période. Enfermé dans un Airbnb, mon trésor de départ commençait sérieusement à s’amenuiser. J’ai donc décidé de faire le grand saut en attendant la fin du confinement (qui n’est jamais arrivé). J’ai fini par rentrer en France, ce qui était la suite logique vu que ma clientèle était ici.”

Un parcours atypique qui lui offre néanmoins de nouvelles perspectives

Certains diront que j’ai eu de la chance de trouver des clients pendant cette période. Je dirais que, plus que de la chance, ce sont les circonstances, l’expérience et le relationnel qui ont été déterminants. J’ai, en effet, travaillé dans plusieurs bureaux d’études en environnement au cours de ma carrière et, de temps en temps, certains membres de mon réseau m’invitaient à me mettre à mon compte pour pouvoir travailler avec eux. Je n’y croyais pas vraiment à l’époque. Je doutais qu’ils soient toujours intéressés si je passais le cap.  Finalement, le confinement aura servi à ça (même si j’aurais préféré poursuivre le voyage).” 

“Un post LinkedIn et quelques appels m’ont permis de réengager la discussion avec ces mêmes personnes. Ils m’ont alors proposé de travailler avec eux sur le volet hydrogéologique de leurs études. Avec le décalage horaire et la distance, certains se sont parfois montrés hésitants, mais cela ne posait pas de problème pour mon activité. Je travaillais à l’heure locale tout en m’adaptant à la leur au moment des visios. Les investigations sur site étaient, quant à elles, réalisées par les ingénieurs en interne. De mon côté, je les encadrais, les formais à distance et je gérais la rédaction ou la correction des rapports d’étude. Un fonctionnement qui se poursuit aujourd’hui en France. 

De fait, je suis rarement amené à aller sur le terrain car mon poste relève du chef de projet. J’interviens davantage sur la partie conseil, finalement. Ce qui me plaît aussi. J’ai conscience d’avoir la chance de pouvoir faire mon métier à distance, ce qui n’est pas le cas de la plupart de mes confrères.”

Métier hydrogéologue en coworking
©JimmyChang – Unsplash

Un hydrogéologue néo-coworker :

Le coworking nomade pour un métier technique

Le coworking, Rémi rêvait de le découvrir… mais de façon nomade. 

J’étais assez intrigué par le concept du coworking, mais je ne me suis pas précipité. J’ai commencé par travailler de chez moi et j’ai fait du “coworking” chez des amis. J’ai ensuite adopté un mode de travail nomade qui m’a conduit dans plusieurs villes et villages : Nantes, Rochefort, Cordes sur Ciel, Toulouse, La Réunion et maintenant Lyon. C’est dans les grandes villes où j’ai vécu que je me suis intéressé au coworking. Pour ne pas travailler uniquement chez moi mais, surtout, pour rencontrer du monde

Aujourd’hui, il travaille en coworking une fois par semaine ou plus en fonction de ses besoins et des déplacements liés à son métier. Mais, alors, quels sont ses critères ? 

Ses critères en tant que coworker

Vous connaissez notre expertise sur le sujet du coworking. Nous savons aussi que ce n’est pas toujours facile de connaître ses besoins, au départ, pour un coworker. Rémi, lui, a suffisamment testé d’espaces, désormais, pour savoir très exactement ce qui fonctionne pour lui. Ses critères sont ainsi parfaitement définis

Ils sont, tout d’abord, matériels. Mon activité nécessitant l’usage d’un deuxième écran, j’apprécie donc de pouvoir en avoir un sur place à disposition. Aussi, étant souvent au téléphone ou en visio, des cabines téléphoniques ou des salles de réunion me permettent de m’isoler plus facilement pour ne déranger personne.”

Sur les plans humain et philosophie du lieu, je recherche également un lieu convivial avec un bon brassage des métiers. C’est vrai que lorsque j’arrive dans un espace où il n’y a que des développeurs web (pour être dans le cliché), je me sens parfois un peu seul. Je n’ai rien contre ce métier, bien sûr, mais un espace de travail où les métiers sont variés me permet, parfois, de rencontrer des personnes qui comprennent ce que je fais au quotidien : des architectes, des urbanistes… C’est plus facile de discuter à ce moment-là. 

L’animateur de l’espace (ndl : office manager) joue aussi beaucoup dans l’ambiance. En tant que travailleur nomade, je m’arrange régulièrement pour aller travailler au coworking les jours où je sais qu’il y aura un apéro ou un événement. Cela permet, bien souvent, de créer du lien.”

“Enfin, dans les offres, l’aspect sans engagement est important car je bouge beaucoup. Je privilégie donc les tickets à la journée ou à la demi-journée. À Toulouse, c’est comme ça que j’ai choisi Harrycow. J’y ai trouvé une vraie diversité de métiers mais aussi un espace de travail magnifique, en plein centre, proche de mon ancien domicile. L’atmosphère est propice à la concentration, c’est vraiment agréable. De même, l’insonorisation étant bien réalisée, je peux y passer mes appels sans déranger personne. J’y retourne avec plaisir dès que je vais à Toulouse.”

Espace de coworking métier Toulouse
©Harrycow

La quête d’un espace de coworking adapté à son métier

Lorsque j’ai commencé à rechercher un coworking, je me suis rapidement rendu compte que mes critères étaient liés à mon métier, mais aussi à ma personnalité. Je pense, en effet, qu’il existe différents modèles de coworking en fonction des besoins de chaque coworker.”

Une opinion que nous partageons bien entendu puisque nous vous en avons parlé dans cet article : “Tous les espaces de coworking sont-ils les mêmes ?

“Au moment de chercher un coworking, mon premier réflexe est, bien sûr, de chercher sur internet et de décortiquer les photos des espaces. Si les espaces me paraissent chaleureux, différents de ce que j’ai connu en tant que salarié, je vais faire une visite et une journée d’essai. Je n’hésite pas à en faire plusieurs car ce sont elles qui me permettent de confirmer (ou pas) mon impression.”

Ses espaces de coworking préférés pour exercer son métier ?

“Quand j’étais à Nantes et à Paris, j’allais à la Cordée car de nombreux amis y sont coworkers. Les vrais plus de cet espace : leur présence dans plusieurs villes de France lors de mes passages, des gestionnaires au top et une belle programmation événementielle. À Lyon, je vais aussi régulièrement chez Ecoworking pour la variété des profils et la philosophie du lieu.”

Espace de coworking Nantes
©LaCordée

Une chose est certaine : Rémi n’a pas fini de faire de belles découvertes. De notre côté, nous retiendrons une chose : le monde du travail continue d’évoluer à vitesse grand V. Les métiers techniques peuvent, eux aussi, trouver leur place au sein des espaces de coworking. La preuve : Rémi rencontre de plus en plus de profils proches du sien. 

Vous aussi, vous cherchez un espace de coworking pour vous ou vos collaborateurs ? Pourquoi ne pas jeter un œil à nos annonces pour faire une première sélection avant de faire une visite avec l’un de nos commerciaux ? 

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